Evénements historiques
|
|
Histoire des Bâtiments
|
|
Personnages célèbres
|
|
|
Histoire générale du village
|
|
La commune est une ancienne station néolithique habitée à l'époque gallo-romaine
En 816, Louis le Débonnaire fonde le prieuré bénédictin de Saint-Jean des Ormes ou Ulmoy (qui signifie Orme).
Ce sont des bénédictines venues de Dijon qui ont d'abord occupé l'abbaye.
Vers 1600, Henri IV donne la "commende" du prieuré à un de ses généraux protestants en récompense de ses bons
et loyaux services durant les guerres de la ligue.
Par la suite l'abbaye est devenue un monastère d'hommes important qui a subsisté jusqu'à la Révolution où
le prieuré est vendu comme Bien National.
Dès le XVI ème siècle et le début de la Réforme, il y avait beaucoup de protestants à Heiltz-le-Maurupt,
et les guerres de religion ont beaucoup marqué le village.
Au XVII ème, une colonie protestante très active édifie un temple et crée une école.
En 1682, on comptait 600 protestants. Beaucoup d'entre eux émigrèrent en Allemagne lors de la révocation
de l'édit de Nantes mais en 1750 on comptait encore 40 protestants en en 1788 44 personnes (9 familles).
Un secteur du cimetière est réservé aux inhumations protestantes.
En 1787, il y avait 31 laboureurs, 86 manoeuvriers, 28 fileuses, 14 tissiers, 3 cabarets. Au total plus
de 900 habitants. Il y avait aussi 266 chevaux, 470 bovins et 460 moutons.
La Révolution a passablement perturbé le village, et c'est depuis cette époque qu'il est devenu chef-lieu
de Canton.
En 1792, Louis Philippe 1er, futur roi de France, y reçoit son brevet de général de brigade.
Le 24 août 1834, a été inauguré un temple protestant qui existe toujours actuellement.
Il est situé à l'angle de la rue des Raines et de la rue du Moulin.
En 1894, le dernier pasteur résidant quitte le village.
Le 6 septembre 1914, pendant la bataille de la Marne, le village a été incendié par les Allemands et
détruit à 90%. Il a été reconstruit après la guerre, mais beaucoup de familles ne sont pas revenues
après l'exode. De 730 habitants en 1911 il n'en compte plus que 400 actuellement.
|
Etymologie du nom du village
|
|
Il ne fait aucun doute que l'étymologie des trois "Heiltz" de l'arrondissement
(Heiltz-le-Maurupt, Heiltz-l'Evêque, Heiltz-le-Hutier) soit commune.
Certains chercheurs ont vu dans le mot Heiltz une origine germanique : "Heister" en ancienne langue
allemande signifierait "taillis" ou "bien boisé".
Cette supposition est à abandonner car primitivement, la contrée était marécageuse et donc non boisée.
Ce sont les moines, à partir du IXème siècle qui ont assaini la région par la création d'un réseau de fossés
et l'amènagement de la Chée. Les terres ont été ensuite cultivées.
Les bois et les peupleraies du lieu ne remontent guère à plus d'un siècle.
Heiltz-le-Maurupt s'est écrit de très nombreuses façons au cours des siècles.
Il est vrai que la rigidité de l'orthographe des patronymes comme des noms de famille est postérieure à la Révolution.
- Au Xème siècle, on trouve HESUM ALMARICI, mots latins qui signifient Fief ou Propriété d'Amaury.
- En 1174, on trouve des traces de Hesum Amaurici.
-
Du XIIe au XVIIIe siècle, les orthographes ont beaucoup varié au gré de l'imagination des clercs ou écrivains publics :
- Heis s'est également écrit : Hes, Heix, Heiz, Heiis, Heys, Heeys, Hees, Hez, Hex, Heez, Het, Heil, Hel, El...
- Le Mauru s'est également écrit : Le Mauri, l'esmauri, Le Maurri, l'Amaury, Le Maulru, Le Molru, Lou Marri, LLMauru,
LMauru, Lmoru, Mal-Rut...
- L'orthographe la plus proche de la phonétique a été "Elmoru".
- En 1380, nous trouvons "Hez le Maury".
- En 1460, il est fait mention de "Heiz-le-maubru".
- Dès 1502 et en particulier en 1524, le village est appelé "Helmaurup".
La deuxième partie du patronyme aurait donc vers cette époque abandonné le souvenir du seigneur d'origine
et aurait dégénéré en mauvais rupt (mauvais ruisseau) sans doute à cause de la Chée qui faisait déjà des
ennuis aux habitants à cette époque.
- Pendant la révolution française et sous le premier Empire, on écrivait "Helmaurupt".
- Ce n'est qu'au début du XIXe siècle que l'orthographe s'est définitivement et officiellement
arrêtée sur "Heiltz-le-Maurupt". On ne sait pas si c'est par décision du conseil municipal.
Comment appeler les habitants du village ?
Si l'on suit l'usage qui est de s'appuyer sur les racines latines ou germaniques du nom, on obtiendrait
le nominatif Hesum et le génitif Amalrici, ce qui donnerait l'adjectif Hesamalricien
pour ce qui touche ou appartient à Heiltz-le-Maurupt.
Plus communément, nous trouvant dans un bocage, il arrive que l'on nous appelle des bocquéens,
mais ceci non plus n'a pas de fondement officiel.
|
Description en 1818
|
|
Extrait de l'Annuaire du département de la Marne en 1818
Le bourg compte 297 maisons et 893 âmes.
On y compte 28 laboureurs, 3 chanvriers, 2 maréchaux, 5 charpentiers,
2 menuisiers, 5 cordonniers et 5 tisserands.
Au lieu-dit "La Place", il existe encore un vieux château avec une ferme en dépendant.
La halle existe encore au milieu du bourg où se tiennent encore 2 foires (le 25 mai et le 26 septembre).
Un marché a lieu tous les lundis.
Un instituteur et une institutrice "soeur d'école pour la jeunesse", y dispensent l'instruction.
Les jeunes gens de l'un et l'autre sexe se font remarquer par la décence dans la manière d se maintenir,
de s'habiller ainsi que par lur conduite dans les jeux et les amusements champêtres auxquels ils se
livrent les jours de repos.
Heiltz-le-Maurupt se souviendra toujours avec vénération des talents distingués par lesquels se sont si
honorablement fait remarquer dans la pratique de l'art de guérir les Clément, les Deguienne, les Garnon.
Il existe dans la commune 112 chevaux, 264 bêtes à cornes, 300 bêtes à laine, 80 ruches.
|
Remise de la Croix de Guerre à la commune en 1922
|
|
Le 2 juillet 1922 à Sermaize-les-bains, M Maginot, Ministre de la Guerre et des pensions,
a remis la croix de Guerre à Heiltz-le-Maurupt, citée à l’ordre de l’armée par décision ministérielle du 20 septembre 1920.
Heiltz-le-Maurupt, bombardée et incendiée en 1914, a eu plusieurs de ses habitants inoffensifs assassinés
par les allemands. Par son héroïque sacrifice et ses deuils, a droit à la reconnaissance du pays.
A cette même cérémonie, ont reçu également la Croix de Guerre Sermaize-les-bains, Maurupt, Pargny-sur-saulx,
Vavray-le-grand, Etrepry, Bignicourt sur Saulx, Reims-la-Brulée, Plichaucourt, Scrupt, Blesme, Haussignémont,
Thieblemeont, Vauclers, Ecriennes, Dompremy , Favresse, Le Buisson.
La commune de Heiltz-le-Maurupt était représentée par M Bichat son maire et M Dralez son adjoint.
La fanfare locale les XIX offrait son gracieux concours à la municipalité de Sermaize.
Etaient présents :
M Brisac, Préfet de la Marne
Messieurs les sénateurs Merlin et Monfeuillard,
Messieurs les députés Haudos, Lenoir et Poittevin
Le Général de Lardemelle commandant le 6eme corps d’Armée
M Boujard sous-préfet de l’arrondissement de Vitry-le-François
Les maires et adjoints des communes citées
Les maires des autres communes des cantons de Heiltz-le-Maurupt et de Thieblemont
Et quantité d’autres personnalités...
Le présent compte-rendu est inscrit au régistre des délibérations afin de perpétuer le souvenir de l’honneur
fait à la commune de Heiltz-le-Maurupt.
Extrait du cahier des délibérations du conseil municipal pour les années 1915 à 1925,
sous le numéro 345
|
Particularités anciennes du village
|
|
-> Présent dans tous les livres d'histoire de nos collégiens et lycéens,
un habitant de Heiltz-le-Maurupt a été choisi comme effigie nationale du poilu de 1914/1918.
Il s'agit d'Edgar Mauret (photo ci-contre) ayant eu de nombreux descendants dont un certain nombre habitent encore
le village d'Heiltz-le-Maurupt de nos jours.
-> Abraham de Moivre (1667-1754)
Ses parents se marièrent à Heiltz-le-Maurupt mais lui naquit à Vitry-le-François le 26 mai 1667.
Il fût l'un des plus illustres mathématiciens de son temps et l'ami de Halley, Leibniz et de Newton.
Une biographie est disponible en annexe.
-> Jean Osouf (1898-1995)
Né à Heiltz-le-Maurupt, ce sculteur de renommée internationale au style classique, pur et poétique,
a apporté énormément à la sculpture de ce siècle .
Voir annexe
-> Une spécialité de haricots
-> un fromage «bleu» d'Heiltz-le-Maurupt
Croûte : Naturelle et cendrée.
Affinage : Dans la cendre de bois pendant 2 à 3 mois.
Meilleures saisons : Eté et automne.
Meilleure provenance : Heiltz-le-Maurupt (Marne).
Autre provenance : Argonne.
Forme habituelle : Petit disque épais.
Dimensions : 12 à 13 centimètres de diamètre, 3 à 4 cm d'épaisseur.
Poids : 300 à 350 grammes.
Présentation : A nu.
Autres fromages apparentés : Cendré d'Argonne, Cendré des Riceys, Olivet Cendré et Vendôme Cendré.
Différences : Origine, format, forme, finesse, saveur et bouquet.
Comment le choisir à l'oeil : Surface bien enduite de cendres.
Comment le choisir au doigt : Ferme avec souplesse de la pâte.
Comment le choisir à l'odorat : Odeur faible.
Comment le choisir au goût : Saveur fortement relevée.
Principaux défauts : Dessiccation de la pâte.
Emploi habituel : Fin de repas et casse-croûte.
Vins d'accompagnement : Côteaux-de-Toul.
Provenance du nom : De la localité d'où il est originaire.
Fabrication : Fermière.
|
|
|
Maires depuis la révolution
|
|
C'est en 1790, après une délibération à Vandre (Charentes), que le terme de 'Paroisse' est
remplacé définitivement par celui de 'Commune'.
En février 1790, ont lieu les premières élections municipales en France.
A Heiltz-le-Maurupt, le résultat des élections ont nommé les 17 maires suivants :
| Nom |
Période |
Durée |
| NOIZET Jean |
1799 à 1803 |
4 ans |
| THIEBAULT Beurnonville |
1803 à 1813 |
10 ans |
| GARNON DOMMANGET |
1813 à 1816 |
4 ans |
| GARNIER Hector |
1816 à1828 |
12 ans |
| MANGIN Charles Michel |
1828 à 1848 |
20 ans |
| BAUDIN Auguste Nicolas |
1848 à 1853 |
5 ans |
| PION Eugène |
1853 à 1855 |
2 ans |
| COLLET Alexandre |
1855 à 1881 |
26 ans |
| PRECARDIN Claude |
1881 à 1887 |
6 ans |
| POUILLON Auguste |
1887 à 1888 |
1 an |
| COLLET Alexandre |
1888 à 1891 |
3 ans |
| VAUTRIN Charles |
1891 à 1892 |
1 an |
| POUILLON Auguste |
1892 à 1896 |
4 ans |
| RAGON Louis Hippolyte |
1896 à 1912 |
16 ans |
| BICHAT Eugène |
1912 à 1959 |
47 ans |
| FERON Etienne |
1959 à 1965 |
6 ans |
| MAURET Roger |
1965 à1983 |
18 ans |
| MUNEAUX Robert |
1983 à 1989 |
6 ans |
| MUNEAUX Jacky |
1989 à ... |
18 ans |
|
Démographie : Evolution de la population de la commune
|
|
Au cours du XIXe siècle, la population de Heiltz-Le-Maurupt décroît de 900 à 730 habitants.
On observe une très forte disparité après la destruction du village lors de la première guerre mondiale.
Depuis 80 ans, la population se maintient autour de 400 habitants.
| Année |
Nb habitants |
Evolution pendant les 2 derniers siècles |
| 1787 | 900 |
 |
| 1818 | 893 | |
| 1836 | 878 |
| 1844 | 850 |
| 1869 | 815 |
| 1886 | 775 |
| 1911 | 731 |
| 1921 | 412 |
| 1936 | 478 |
| 1946 | 464 |
| 1954 | 419 |
| 1962 | 397 |
| 1968 | 407 |
| 1974 | 375 |
| 1982 | 384 |
| 1990 | 405 |
| 1999 | 395 |
|