Jean Osouf

Sculpteur de renommée internationale au style classique, pur et poétique,
Jean Osouf (1898-1995) a apporté énormément à la sculpture de ce siècle .

Vernissage des Scultures de Jean Osouf

Sculpteur de renommée internationale au style classique, pur et poétique,
Jean Osouf (1898-1995) a apporté énormément à la sculpture de ce siècle .


Un artisan de l'art français qui a été inspiré toute sa vie par l'art médiéval et son admiration pour les cathédrales de Reims et de Chartres, le Marnais Jean Osouf est né le 15 juin 1898 à Heiltz-le-Maurupt, dans cette campagne proche de Vitry-le-François, Jean Osouf s'est d'abord distingué pendant la Première Guerre mondiale et a été décoré de la croix de guerre pour sa bravoure au feu.

C'est sous l'influence de sa femme, elle-même sculpteur et disciple de Maillol, qu'il découvre tardivement sa vocation de sculpteur à l'âge de 30 ans.

C'est à la fin des années 20 qu'il se rend à Paris où il fait la connaissance d'un grand sculpteur Charles Despiau, un proche de Rodin.
Il se lie aussi d'amitié avec Aristide Maillol et aura même comme modèle Dina Viemy, l'amie de l'artiste.
Il est remarqué dès 1937 lors de l'Exposition universelle où on lui commande une statue de pierre d'une hauteur de 2m50, "L'Eveil", placée devant le Musée d'Art moderne.

Osouf a exposé en 1938 avec Albert Marquet à Amsterdam.

Ses oeuvres sont alors très demandées et il doit participer à plusieurs grandes expositions internationales si bien que ses créations sont aujourd'hui présentes dans de grands musées de par le monde :
Oslo, Stockholm, Copenhague, Amsterdam, New-York, Tokyo. Son succès dans les pays scandinaves est incontestable. Son exposition à la Glyptothèque de Copenhague en 1946 reste un grand moment. Aujourd'hui encore, sa "Venus", une oeuvre monumentale siège toujours devant l'université des sports d'Oslo.
En France sa carrière n'est pas passée inaperçue. N'a-t-il pas reçu le prix Paul-Louis Weiller de l'Institut de France en 1974 et l'ensemble de son oeuvre a été exposée, aux côtés de tableaux de Gromaire en 1960, au Château de Saint-Ouen.
Jean Osouf a travaillé principalement la statuaire, réalisant des bustes, des torses et des nus aussi bien dans l'argile que dans le plâtre et quelquefois aussi dans la pierre.

Créateur, Jean Osouf n'a jamais manqué de courage et surtout pas pendant la Seconde Guerre mondiale où il intègre le réseau franco-britannique "Jade Amical". Il se distingue comme officier de liaison de Mère Jean, supérieure des Soeurs de sainte Agonie au couvent de la rue de la Santé à Paris et parvient aussi à infiltrer "l'abwehr", le contre-espionnage allemand.
Sculpteur au style classique, pur et poétique, Jean Osouf a apporté énormément à la sculpture de ce siècle, les Marnais sont orphelins d'un talent qui a su rester un homme serviable, patriote et discret comme le sont les vrais artistes.

Il est est décédé le mardi 19 mars 1995 à l'âge de 97 ans.

Ce vernissage s'est tenu 29 rue de Miromesnil à Paris (8eme) du 14 mars au 30 avril 1972.
Voici son texte de présenttaion :

Osouf n'a pas besoin d'être présenté.
Le champenois Osouf, célèbre en Scandinavie, est considéré en France et ailleurs comme un des tout premiers sculpteurs contemporains.

Il figure dans les musées, dans de nombreuses collections particulières, et reste absolument indépendant.
En exposant à la galerie "La Cave" il se trouve dans la compagnie légitime des martres de la grande tradition vivante, Cézanne, Degas, Renoir...

Son art resté pur en des temps incertains nous délivre un message inspiré, dans la haute lignée des modèles de l'antiquité et du Moyen Age français, jusqu'à Rodin, Maillol et Despiau.

La qualité raffinée de ses abstractions s'allie à un sens rare de la proportion et atteint toujours à l'expression monumentale.
Au delà des apparences qu'il restitue, c'est un langage supérieur procédant de la pensée, de la poésie et de l'amour. Il ne peut dès lors atteindre et rassembler que l'élite.


Oeuvres de Jean Osouf



Victoire mutilée (1937)     





Lettre manuscrite (1976)


 


 

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